Le Centre d’Études Latines de la Faculté des Lettres de l’Université Saint-Esprit de Kaslik organise un colloque sur « Le latin des Maronites » au mois de novembre 2012, sur le campus principal de l’USEK, et lance un appel à tout chercheur voulant répondre à la problématique et aux axes de réflexion proposés ci-dessous.
Argumentaire
À lire les textes latins des Libanais ayant fréquenté le Collège maronite de Rome, on découvre des caractéristiques d’écriture attestant l’appartenance de l’écrivain à deux cultures : une culture occidentale d’expression latine et une culture orientale libanaise, indubitablement chrétienne, reflétant toutefois des nuances orientales. Au niveau linguistique, il n’est pas difficile de dépister des « manies orientales », telles que libanismes, emprunts, calques, etc. Il n’est pas non plus difficile, au niveau du contenu, de cerner des « lacunes », le plus souvent confusions historiques ou géographiques.
Manies et lacunes permettent ainsi une percée dans cette littérature maronite d’expression latine. Afin de pouvoir se pencher sur la suffisance de l’apport historique de cette littérature, ainsi que sur l’authenticité de sa valeur documentaire et sur son caractère officiel, il convient d’examiner les champs d’investigation suivants :
1. L’identité culturelle de l’auteur, laquelle fait accéder à la formation suivie par ce dernier, et aux conditions
qui fixent le choix du latin comme langue officielle.
2. Les prédilections pour le genre des textes : hagiographiques, historiques, géographiques, théologiques
ou autres. On s’interrogera sur les véritables motifs (convictions scientifiques personnelles, présence
d’un commanditaire, etc.) qui poussent un auteur maronite à choisir tel ou tel autre domaine du savoir.
3. Le regard, pouvant être critique ou pas, que posent les Occidentaux sur la production littéraire maronite
d’expression latine.
4. Les traductions permettant l’établissement de comparaisons linguistiques bien fructueuses.
Le colloque accueillerait, en plus des interventions sur Onaissi, Sahiūni et Haklāni, toute contribution susceptible de faire un digne éclairage.
Consignes pour la communication
Les contributeurs désireux de participer au colloque sont invités à envoyer leurs abstracts, avant le 29 juin 2012, à Mme Mireille Issa, Chef du Centre d’Études Latines, à l’adresse électronique suivante :
mireilleissa@usek.edu.lb
Le temps imparti à chaque communication est fixé à 30 minutes.
Les articles ne devront pas dépasser la limite de 45 000 signes ou 7500 mots.