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Actualités
Le 23 février 2012
Section: Faculté de Gestion et des Sciences Commerciales
Conférence de S. E. M. Mohammad Al Safadi
La Faculté de Gestion et des Sciences Commerciales à l’USEK a organisé, le 23 février 2012, une deuxième conférence intitulée « L’économie libanaise en 2012 : nouveaux défis, nouvelles perspectives », donnée par le Ministre des Finances, S. E. M. Mohammad Al Safadi. La conférence a été suivie d’un débat ouvert avec les étudiants.
Après le mot de bienvenue prononcé par Melle Léa Yahchouchi, le Pr. Nehmé Azouri, Doyen de la Faculté de Gestion et des Sciences Commerciales de l’USEK, a loué les efforts déployés par S. E. M. Mohammad Al Safadi. En se référant au fait que ce dernier préside le ministère le plus problématique au Liban, notamment dans la situation économique difficile que connaît aujourd’hui le monde, le Pr. Azouri a fait remarquer que « nous sommes tous conscients de la récession et des problèmes économiques en Europe, en Amérique et dans le monde entier. Les indicateurs économiques montent et descendent sans arrêt. Et tandis que la région connaît des conflits politiques majeurs, le Liban semble être plus vulnérable aux nouveaux problèmes économiques, voir même politiques et sociaux ».
S. E. M. Mohammad Al Safadi a débuté son intervention en signalant que la dette publique dépassera les 60 milliards de dollars d’ici la fin de 2012 et que la Trésorerie est confrontée à un énorme déficit, atteignant 1400 milliards de L.L. Il a souligné que la hausse des salaires devrait être associée à une augmentation des heures de travail et de productivité dans le secteur public. Il a estimé que la dette publique peut être réduite de 1000 milliards de L.L. si le Liban recourt au marché international dans lequel il est possible d’obtenir des prêts avec des taux d’intérêts plus bas que dans le marché local. De même, il a considéré qu’investir dans le domaine du gaz et des centrales électriques est essentiel malgré les difficultés de financement. Il a ajouté que « plus nous impliquons le secteur privé dans l’accomplissement de grands projets d’infrastructures, plus nous pourrons minimiser les coûts et fournir davantage de possibilités d’emploi aux jeunes ». Il a également annoncé que le Ministère des Finances soumettra bientôt un nouveau projet de loi de finances, tout en prenant en considération l’ensemble des variables. Il a, en outre, ajouté que « … malgré la montée de l’endettement public, le Liban est toujours classé en catégorie « B » dans la notation de crédits, car sa situation financière est toujours considérée comme sûre et la valeur de l’or et des actifs gouvernementaux dépasse celle de la dette ; c’est pourquoi, il est toujours capable de recourir aux marchés étrangers ». Le Ministre des Finances a estimé que le Liban sera capable de réduire la dette publique quand il pourra atteindre un taux annuel de croissance de 9 %. Pour finir, il a signalé que la situation en Syrie a entraîné une diminution au niveau des exportations libanaises vers la Syrie et les autres pays arabes mais qu’un tel impact n’a pas encore atteint un niveau aussi alarmant.
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